Il est sept heures du matin sur le Passeig del Born. Un homme arrose les palmiers en pot devant un palais du XVIIe siècle dont le rez-de-chaussée abrite désormais une banque. Deux retraités jouent aux cartes sous les arcades du marché de l'Olivar. À deux cents mètres, la cathédrale Santa Maria — 121 mètres de long, commencée en 1229, inachevée pendant quatre siècles — projette son ombre sur la mer. La ville que traversent chaque année plus de 11 millions de touristes via l'aéroport Son Sant Joan possède un centre médiéval dense, des palais gothiques reconvertis, une scène gastronomique qui intéresse les guides spécialisés européens depuis dix ans. La plupart des visiteurs n'y mettent jamais les pieds.
Ce guide ne parle pas de Magaluf ni des croisières. Il parle de Palma, capitale des Baléares, ville de 416 000 habitants (données INE 2023), dont le centre historique — Sa Gerreria, l'Almudaina, Santa Catalina — concentre une densité architecturale et gastronomique rare pour une ville de cette taille en Méditerranée. L'angle est simple : Palma est d'abord une ville espagnole qui vit, travaille et mange indépendamment du flux touristique, et cette ville-là est accessible, compréhensible et souvent moins chère que ce que les brochures laissent supposer. Les vols depuis Paris-Orly ou Paris-CDG durent environ deux heures, les prix en basse saison s'effondrent, et le centre-ville se parcourt entièrement à pied. Ce guide profile les quartiers, identifie ce qui vaut le détour, et donne les chiffres pour organiser un séjour sans surprise.
À voir, à faire, à manger
1. Cathédrale Santa Maria de Palma (La Seu) — Le gothique catalan le plus grand jamais achevé sur sol ibérique
Commencée en 1229 sur l'emplacement d'une mosquée almohade, La Seu a nécessité 400 ans de chantier. Ce qui frappe à l'intérieur : 61 colonnes octogonales de 22 mètres de haut et une rosace de 12,6 mètres de diamètre — parmi les plus grandes du monde gothique — qui projette une lumière colorée sur les nefs chaque matin d'hiver. Entre 1904 et 1914, Gaudí y est intervenu, déplaçant le chœur et suspendant un baldaquin en fer forgé et cristal au-dessus de l'autel. L'ensemble est déroutant, pas toujours aimé des puristes, mais impossible à ignorer.
Pratique : Plaça de la Seu s/n · Lundi-vendredi 10h-18h15, sam 10h-14h15, fermé dimanche (sauf messes) · Entrée : 9 € adulte, gratuit -10 ans · À pied depuis n'importe quel point du centre historique
2. Palau de l'Almudaina — Résidence royale arabe convertie en forteresse gothique, encore propriété de la Couronne
Le palais royal de Palma est techniquement une résidence officielle de la famille royale espagnole, ce qui lui confère un statut paradoxal : ouvert aux visites la majeure partie de l'année, fermé sans préavis lors de séjours royaux. L'édifice mélange une structure almohade du XIIe siècle (les arches géminées du patio, les jardins en terrasse sur les remparts) et des adjonctions gothiques catalanes du XIVe. Les collections intérieures comprennent des tapisseries flamandes du XVIe et des objets de la couronne d'Aragon. Le rapport qualité-prix est élevé pour qui s'intéresse à l'architecture ibéro-arabe.
Pratique : Plaça de la Reina s/n · Ouvert lundi-vendredi 10h-18h (hiver), 10h-19h (été), samedi 10h-14h · Entrée : 7 €, gratuit avec EU Heritage Card · Entrée gratuite le 1er dimanche du mois (hors visites royales)
3. Marché de Santa Catalina — Le seul marché couvert de la ville encore utilisé quotidiennement par les habitants du quartier
Construit en 1920, le Mercat de Santa Catalina a traversé plusieurs décennies de désaffection avant de retrouver une clientèle mixte : retraités du quartier, cuisiniers des restaurants de la rue suivante, touristes qui ont fini par découvrir que les prix y sont 30 à 40 % inférieurs à ceux du marché de l'Olivar, plus central. Les étals de légumes secs (plusieurs variétés de haricots locaux, des trampó — salade baléare d'été — en bocaux), les poissonniers spécialisés en espèces locales comme le gerret ou le morralla, et les fromagers proposant le fromage Mahon AOP donnent une idée précise de ce que mange la ville derrière les menus touristiques.
Pratique : Carrer de Soler 55, quartier Santa Catalina · Lundi-samedi 7h-14h30 · Entrée libre · 20 minutes à pied depuis la cathédrale, ou bus ligne 1 arrêt Santa Catalina
4. Bains arabes (Banys Àrabs) — Le seul vestige civil complet de la Medina Mayurqa du Xe siècle
Dans une ruelle du quartier de Casc Antic, une petite porte donne sur un jardin de citronniers et d'orangers, puis sur une salle hypocauste du Xe siècle : voûtes de briques, colonnes de marbre réemployées depuis des édifices romains antérieurs, oculi circulaires qui éclairent la salle de sudation. C'est peu de choses en taille — moins de 200 m² — mais c'est l'un des rares témoins de la Medina Mayurqa islamique dans une ville qui a systématiquement reconstruit sur ses strates. La juxtaposition avec le jardin privé qui l'entoure crée une atmosphère de fouille botanique.
Pratique : Carrer de Can Serra 7 · Ouvert tous les jours 9h30-19h30 (été), 9h30-17h30 (hiver) · Entrée : 3,50 € · À 5 minutes à pied du Born
5. Es Baluard, musée d'art moderne et contemporain — Collection permanente Miró, Picasso, Barceló sur les remparts du XVIe siècle
Es Baluard occupe un bastion de la muraille maritime de Palma datant de 1562, intégré dans un bâtiment contemporain (Rafael Moneo, 2004) dont la terrasse donne directement sur la mer et la silhouette de La Seu. La collection permanente est solide pour une ville de cette taille : plusieurs Miró de la période majorquine, des Picasso de la collection Planells, et un fonds important de Miquel Barceló, peintre majorquin dont les prix sur le marché de l'art ont atteint 2,7 millions d'euros en salle en 2022 (données Artprice). Les expositions temporaires tournent tous les trois à quatre mois.
Pratique : Plaça Porta de Santa Catalina 10 · Mardi-samedi 10h-20h, dimanche 10h-15h, fermé lundi · Entrée : 6 €, gratuit -16 ans · Gratuit le vendredi à partir de 18h
6. Fondation Pilar et Joan Miró — L'atelier de Miró conservé dans l'état exact où il l'a laissé en 1983
À Cala Major, à huit kilomètres du centre, Miró a vécu et travaillé de 1956 à sa mort en 1983. La Fondation conserve l'atelier Sert — conçu par Josep Lluís Sert, ami de Miró et doyen de la Graduate School of Design de Harvard — dans un état de suspension temporelle : pinceaux, pots de peinture, châssis abandonnés, comme si le peintre venait de sortir chercher du café. Plus de 5 000 œuvres sont archivées sur place, dont une sélection tourne en exposition permanente. Pour qui s'intéresse à Miró, c'est un lieu plus révélateur que n'importe quel musée.
Pratique : Carrer de Saridakis 29, Cala Major · Mardi-samedi 10h-18h (hiver), 10h-19h (été), dimanche 10h-15h · Entrée : 7,50 € · Bus EMT ligne 3 ou 46 depuis le Passeig del Born (env. 25 min)
7. Sa Llotja (La Loge des marchands) — Chef-d'œuvre du gothique civil ibérique, aujourd'hui salle d'exposition gratuite
Construite entre 1420 et 1452 par Guillem Sagrera — le même architecte qui travailla sur la cathédrale de Naples — la Loge des marchands de Palma est considérée par les historiens de l'architecture comme l'un des édifices civils gothiques les mieux conservés de la péninsule ibérique. Six colonnes torsadées de 17 mètres de haut soutiennent des voûtes en éventail. Elle servait à conclure les transactions commerciales maritimes quand Majorque était une puissance commerciale en Méditerranée. Reconvertie en salle d'exposition temporaire, elle se visite gratuitement lors des vernissages et événements culturels — ce qui en fait l'un des rares monuments de cette qualité accessibles sans billet.
Pratique : Passeig de Sagrera s/n · Ouverture lors d'expositions temporaires, horaires variables (consulter le site du Govern Balear) · Entrée généralement gratuite lors des événements · Face au port, 3 min à pied de la cathédrale
8. Cap de Formentor et le Mirador Es Colomer — Falaises de 200 mètres sur mer, à 90 minutes de bus depuis Palma
La pointe nord de Majorque n'est pas Palma, mais elle est directement accessible depuis la ville en combinant le train Palma-Pollença et un bus saisonnier. Le cap Formentor s'étend sur 20 kilomètres de péninsule calcaire entre deux mers de couleurs différentes — le côté est plus foncé, le côté ouest tirant sur l'émeraude selon la lumière. Le Mirador Es Colomer domine à 200 mètres une colonne rocheuse verticale sortant de la mer. En dehors de juillet-août, la route est praticable en voiture et la fréquentation reste humaine. C'est l'une des géographies littorales les plus documentées de Méditerranée, apparaissant dans les récits de voyageurs depuis le XIXe siècle.
Pratique : Accès en voiture (90 km depuis Palma via Ma-13) · En transports : train jusqu'à Pollença (Tren de Sóller ou TIB), puis bus 361 saisonnier (avril-octobre) · Accès libre au mirador · Prévoir une journée complète
Les quartiers
Casc Antic (Centre historique) — Pierre calcaire, palais gothiques reconvertis, deux mille ans de strates visibles
Le centre médiéval de Palma s'organise autour de la cathédrale et de l'axe Born–Jaume III. On y circule entre des hôtels particuliers du XVe et XVIe siècle dont les portails donnent sur des cours intérieures ouvertes lors des Nits de Patis (événement annuel en mai). Les boutiques de luxe côtoient des épiceries centenaires sans que l'une écrase l'autre, pour l'instant. Le soir, les restaurants concentrés autour de la plaça de la Drassana servent jusqu'à 23h30 — rythme espagnol qui décale naturellement la journée. Le bruit du soir monte des ruelles pavées, mélange de catalan majorquin et de langues nordiques. Depuis 2020, plusieurs hôtels boutique ont ouvert dans des demeures de nobles reconverties, ce qui a fait monter les prix à la nuitée mais a aussi financé des restaurations que les budgets publics n'auraient pas couvertes.
À voir : Carrer dels Apuntadors (bars à vins) · Plaça de Cort (mairie baroque) · Carrer de Sant Miquel (commerces locaux) · Bains arabes · Basilique Sant Francesc
Santa Catalina — Ancien quartier ouvrier et maritime, aujourd'hui épicentre de la restauration indépendante
À l'ouest du Passeig de la Rambla, Santa Catalina a suivi une trajectoire classique : quartier de pêcheurs et de travailleurs portuaires au XIXe siècle, enclavé et populaire jusque dans les années 1990, puis progressivement investi par une restauration indépendante qui a précédé la gentrification résidentielle. Aujourd'hui, les nuits de jeudi à samedi, les tables débordent sur les trottoirs de la carrer del Comerç et de la carrer de Soler jusqu'à minuit. Le marché couvert en est le centre de gravité diurne. Les prix y restent inférieurs à ceux du Born, et on y mange mieux en moyenne selon les classements Michelin Bib Gourmand des Baléares (trois adresses du quartier citées en 2023). Une communauté d'expatriés européens y a aussi élu domicile, ce qui crée une langue mélangée dans les cafés.
À voir : Mercat de Santa Catalina · Carrer del Comerç (restaurants) · Bar España (bodega historique) · Plaça de la Mediterrània · Es Baluard (musée, à la lisière)
Sa Gerreria (El Jonquet) — Quartier d'anciens potiers reconverti, moulins à vent en ruine sur front de mer
Sa Gerreria — le quartier des potiers — jouxte les anciens moulins à vent de Palma, dont sept tours cylindriques du XVe siècle subsistent sur la colline de Jonquet, certaines restaurées, d'autres en ruine partielle. C'est l'un des secteurs les moins fréquentés par les visiteurs, à dix minutes à pied du Born, avec des rues étroites, quelques ateliers d'artisans encore actifs, et une ambiance qui rappelle les quartiers similaires de Barcelone ou Valence avant leur transformation complète. Le front de mer adjacent — la plaça de la Reina et les Jardins de la Feixina — donne sur le port de plaisance. En fin d'après-midi, les moulins rétroéclairés par le soleil couchant produisent l'image la plus souvent photographiée de Palma après la cathédrale.
À voir : Moulins de Jonquet (7 tours, XVe siècle) · Jardins de la Feixina · Carrer de Valldargent · Front de mer ouest
El Terreno et Génova — Collines résidentielles à l'ouest, entre villas art déco et calme inhabituel pour une capitale
El Terreno fut le quartier de villégiature de la bourgeoisie palmesane et des artistes étrangers au début du XXe siècle. Gertrude Stein y séjourna, Jorge Luis Borges y travailla sur ses premières traductions. Les villas des années 1910-1930 subsistent entre des immeubles des années 1970, créant une texture urbaine irrégulière mais jamais désagréable. Plus haut sur la colline, Génova est un village absorbé par la ville où se concentrent des caves (cellers) servant de la cuisine majorquine traditionnelle dans des espaces de pierre voûtée : sobrasada, frit mallorquí, coca de verdures. Peu de touristes y montent, les prix y restent locaux, et les vues sur la baie depuis les terrasses compensent les vingt minutes de marche depuis le centre.
À voir : Carrer de Joan Miró (axe El Terreno) · Celler Can Nico (Génova) · Fundació Pilar i Joan Miró (Cala Major, limite ouest) · Belvédère de Génova
Passeig Marítim et port — Boulevard côtier de quatre kilomètres, entre infrastructure nautique et promenade populaire
Le Passeig Marítim n'est pas un quartier au sens strict mais une interface de trois à quatre kilomètres entre la ville et la mer, avec des fonctions superposées : port de plaisance (plus de 700 anneaux), terminal de croisières qui déverse jusqu'à 12 000 passagers par jour en haute saison, piste cyclable continue, bars et restaurants en rez-de-chaussée d'immeubles des années 1960. La promenade en soirée — à pied ou à vélo — est une pratique locale indépendante du tourisme. Le débat public sur la saturation du port de croisières est vif à Palma depuis 2019 : la mairie a instauré en 2022 un plafond de 3 escales de croisières par jour et interdit les navires de plus de 5 000 passagers, décision unique en Espagne à ce jour.
À voir : Club de Mar (marina historique) · Real Club Náutico · Dique del Oeste (pêcheurs locaux) · Piste cyclable complète · Parc de la Mar (bassin face à la cathédrale)
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Infos pratiques
- visa : Pas de visa requis pour les ressortissants UE et espace Schengen. Carte nationale d'identité française suffisante. Majorque fait partie de l'Espagne, zone euro.
- to avoid : Les restaurants directement face à La Seu et sur la Plaça Major pratiquent des prix jusqu'à 50 % supérieurs à la moyenne de la ville pour une qualité souvent inférieure : les menus touristiques y font office de piège documenté. L'aéroport en août est l'un des plus chargés d'Europe (39,2 millions de passagers en 2023 selon AENA) : prévoir 2h30 d'avance minimum. Magaluf et la zone hôtelière de Playa de Palma sont à 15-20 km du centre : ne pas confondre avec la capitale.
- local tips : Le menu del día (entrée + plat + dessert + boisson) est servi du lundi au vendredi à l'heure du déjeuner (13h-15h30) entre 10 € et 14 € dans les restaurants non touristiques : c'est le meilleur rapport qualité-prix de la ville. Le pourboire n'est pas obligatoire en Espagne mais un arrondi ou 5-10 % dans les restaurants est bien perçu. Les commerces ferment entre 14h et 17h dans les quartiers populaires. Le catalan majorquin (mallorquí) est la langue du quotidien ; quelques mots (gràcies, bon dia) sont appréciés.
- best season : Mai-juin et septembre-octobre sont les mois les plus équilibrés : températures entre 20 et 27 °C, mer praticable dès fin mai (19-21 °C en juin), fréquentation touristique divisée par deux par rapport à juillet-août. Juillet-août concentrent 45 % du trafic annuel de l'aéroport (données AENA 2023) : files d'attente, prix multipliés par 2 à 3, réservation indispensable deux mois à l'avance. L'hiver (novembre-mars) offre une ville quasi vide, des prix cassés, et un climat doux pour marcher (12-16 °C le jour), mais plusieurs plages et musées réduisent leurs horaires.
- where to sleep : Casc Antic pour l'immersion dans la ville historique (bruyant en week-end, pratique pour tout faire à pied) · Santa Catalina pour une ambiance de quartier vivant avec moins de pression touristique · Passeig Marítim pour les voyageurs qui veulent la vue sur mer et l'accès direct au vélo côtier (moins central mais bien desservi en bus)
- daily budget eco : 55-70 € par jour (nuit en auberge ou chambre basique, déjeuner au marché ou menu del día 10-13 €, transports EMT, entrées musées sélectionnées)
- how to get there : Vol direct Paris-Orly ou Paris-CDG vers PMI (Aéroport de Palma) : durée 2h05-2h20. Vols disponibles toute l'année sur Vueling, Transavia, Iberia Express, Air France, EasyJet. Prix : en basse saison (novembre-mars hors vacances), des allers-retours s'affichent régulièrement entre 60 € et 120 € tout compris depuis Paris. En haute saison (juillet-août), comptez 180-350 € minimum. L'aéroport est à 11 km du centre-ville : bus EMT ligne 1 (15 min, 5 €) ou taxi (environ 25-30 €). Pas d'accès direct en train ou ferry depuis Paris.
- daily budget comfort : 130-180 € par jour (hôtel 3 étoiles centre ou Santa Catalina, restaurants mi-gamme, visites complètes, vélo en location)
- daily budget premium : 300 € et plus par jour (hôtel boutique dans palais historique ou 5 étoiles front de mer, restaurants Bib Gourmand ou étoilés, excursions privées)
FAQ
Combien de jours faut-il pour visiter Palma de Majorque ?
Trois jours permettent de couvrir le centre historique, Santa Catalina et un musée (Es Baluard ou Fondation Miró) sans se presser. Cinq jours offrent en plus une excursion vers le Cap de Formentor ou Valldemossa. Un week-end de deux nuits est suffisant pour une première approche de la ville, mais pas pour les plages et le reste de l'île.
Quelle est la différence entre Palma de Majorque et Majorque ?
Majorque (Mallorca en espagnol et catalan) est l'île — la plus grande des Baléares, 3 640 km². Palma de Majorque est la capitale de l'île et des Baléares, une ville de 416 000 habitants. Les stations balnéaires (Alcúdia, Cala d'Or, Magaluf) sont sur l'île mais à plusieurs dizaines de kilomètres de la ville. Beaucoup de voyageurs atterrissent à Palma et ne voient jamais la capitale.
Est-ce que Palma de Majorque est cher ?
En basse saison, Palma est comparable à une ville espagnole de taille moyenne : menu del día à 11-13 €, bière locale à 2-3 €, nuit en hôtel 3 étoiles à 70-90 €. En juillet-août, les prix se rapprochent de Barcelone ou Ibiza. La fourchette haute est tirée vers le haut par une offre hôtelière de luxe en forte croissance depuis 2018.
Comment se déplacer à Palma sans voiture ?
Le réseau de bus EMT dessert l'ensemble de la ville avec une fréquence de 10 à 20 minutes sur les lignes principales. La piste cyclable du Passeig Marítim est continue. Le centre historique est entièrement piétonnier. Pour l'aéroport, le bus ligne 1 est direct et coûte 5 €. Une voiture n'est utile que pour explorer l'île au-delà de Palma.
Quelle est la meilleure plage proche de Palma de Majorque ?
La plage la plus accessible depuis le centre-ville est Cala Major (4 km à l'ouest, bus EMT ligne 3). Playa de Palma (12 km à l'est, bus 15) est la plus longue mais la plus fréquentée. Pour des criques plus isolées, il faut une voiture et compter 45 à 90 minutes de route vers Cala Mondrago ou Cala Santanyí au sud-est de l'île.
Y a-t-il un problème de surtourisme à Palma de Majorque ?
Le débat est documenté et actif. En 2023, Majorque a accueilli environ 14 millions de touristes pour 900 000 habitants permanents sur l'île (données Govern Balear). Palma a instauré en 2022 un plafond sur les croisières et discute d'une taxe touristique progressive. Des manifestations contre le tourisme de masse ont eu lieu en mai 2024. La tension entre résidents et afflux touristique est réelle, visible dans la hausse des loyers (hausse de 42 % en cinq ans selon l'INE Baléares) et les fermetures de commerces de proximité dans le centre.