Il est 7h du matin et les muezzins n'ont pas encore terminé quand les premiers porteurs de cuir traversent Seffarine au pas de course, évitant les ânes chargés de peaux fraîches. L'odeur arrive avant la vision : ammoniac, menthe fraîche qu'on vous tend en tampon nasal, sueur de bête. La place des Tanneurs de Fès el-Bali fonctionne selon les mêmes gestes depuis le XIe siècle, à quelques variantes chimiques près. Pas de reconstitution, pas de musée vivant : juste une industrie qui tourne, bruyante, malodorante, indifférente au regard des touristes penchés sur les balcons des maroquineries.
Fès est souvent présentée comme la capitale spirituelle du Maroc, formule qui dit tout et ne montre rien. Voici ce qu'elle est vraiment : une métropole de 1,2 million d'habitants (recensement marocain 2014, agglomération) dont le cœur médiéval — Fès el-Bali — compte 9 000 ruelles classées au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1981, et reste l'une des plus grandes zones piétonnes urbaines du monde. Ce que le voyageur trouve ici que nulle autre ville maghrébine ne livre aussi crûment : une continuité urbaine. La ville n'a pas été reconstitué pour le tourisme, elle s'est contentée de continuer à vivre. Les étudiants de l'université Al-Qaraouiyine — fondée en 859, considérée comme la plus ancienne université du monde encore en activité selon l'UNESCO — croisent les artisans dans les mêmes ruelles depuis onze siècles. C'est cet empilement du temps, et non un quelconque folklore, qui justifie le voyage. Ce guide profile la ville pour que vous décidiez vous-même de ce qui vaut votre temps.
À voir, à faire, à manger
1. Les tanneries Chouara — Le travail du cuir comme il se fait depuis le XIe siècle
Chouara est la plus grande et la plus ancienne des trois tanneries de Fès el-Bali. Les cuves de couleurs primaires — safran, coquelicot, indigo — sont creusées à même la roche et remplies à la main. Le processus reste largement manuel : trempage dans la chaux vive pour dépiler les peaux, puis teinture naturelle. Les maroquineries qui dominent les cuves vous offrent l'accès à leur balcon — le cuir est souvent en vente au rez-de-chaussée, et c'est le modèle économique de la visite. Aucune entrée séparée n'existe : le balcon est la salle d'exposition.
Pratique : Derb Chouara, quartier Chouara, Fès el-Bali · Accessible toute l'année, activité réduite le vendredi · Entrée via les maroquineries alentour, gratuite · À 15 min à pied de Bab Bou Jeloud
2. Université Al-Qaraouiyine et sa bibliothèque — 859 après J.-C. : le plus vieux lieu de savoir encore en activité
Fondée par Fatima al-Fihri en 859, Al-Qaraouiyine est reconnue par le Livre Guinness des Records et l'UNESCO comme la plus ancienne université du monde en fonctionnement continu. La bibliothèque, restaurée par la designer marocaine Aziza Chaouni entre 2012 et 2016, conserve des manuscrits dont certains remontent au IXe siècle. L'accès au cœur de la mosquée-université reste interdit aux non-musulmans, mais les cours intérieures se perçoivent depuis plusieurs portes ouvertes sur la médina, et la bibliothèque a ouvert ponctuellement ses portes au public lors d'événements culturels.
Pratique : Rue Al-Qaraouiyine, Fès el-Bali · Extérieur visible en journée · Bibliothèque : accès public limité, renseignements à la municipalité de Fès · À 10 min à pied de Bab Bou Jeloud
3. Médersa Bou Inania — Le seul édifice mérinide de la médina à usage à la fois religieux et académique
Construite entre 1350 et 1357 par le sultan mérinide Abou Inan Faris, la médersa Bou Inania est la seule institution religieuse de Fès el-Bali ouverte aux visiteurs non-musulmans. Les zelliges du sol, les stucs ajourés et les boiseries en cèdre sculptées représentent l'apogée du style mérinide. L'édifice comprenait autrefois une horloge hydraulique dont le mécanisme fait encore débat parmi les historiens. La cour centrale avec son bassin d'ablutions est l'un des espaces les mieux conservés du XIVe siècle au Maroc.
Pratique : Talaa Kbira, Fès el-Bali · 9h-18h (fermé pendant les prières) · Environ 70 MAD (≈ 7 €) · À 3 min à pied de Bab Bou Jeloud
4. Place Seffarine — L'atelier des chaudronniers, sans vitre ni mise en scène
Seffarine signifie « les fondeurs de cuivre ». Sur cette petite place ombragée d'un figuier centenaire, des dizaines d'artisans fabriquent et réparent plateaux, théières et ustensiles en laiton et en cuivre. Le vacarme des marteaux commence à l'aube et cesse à la prière du soir. La place n'est pas un marché d'artisanat pour touristes : c'est un atelier collectif dont une partie de la production alimente le Maroc entier. Elle jouxte la bibliothèque Al-Qaraouiyine, ce qui n'est pas un hasard : les corps de métiers s'organisaient historiquement par proximité avec les institutions religieuses.
Pratique : Place Seffarine, Fès el-Bali · Activité maximale 8h-13h · Accès libre · À 5 min à pied de Bab Bou Jeloud
5. Musée Nejjarine des Arts du Bois — Un caravansérail du XVIIIe siècle transformé en musée sans perdre son âme
Installé dans le Funduq Nejjarine, un caravansérail fondé au XVIIIe siècle pour accueillir les marchands de bois, ce musée présente des outils, instruments de musique et objets quotidiens en bois issus de la tradition artisanale marocaine et andalouse. L'architecture — trois niveaux de galeries en bois de cèdre sculpté autour d'une cour à fontaine — est aussi exposée que les collections. La terrasse offre un panorama sur les toits de la médina que les rues à l'intérieur ne permettent jamais de saisir.
Pratique : Place Nejjarine, Fès el-Bali · 10h-17h tous les jours sauf mardi · Environ 20 MAD (≈ 2 €) · À 8 min à pied de Bab Bou Jeloud
6. Borj Nord et son panorama sur Fès el-Bali — La seule vue d'ensemble sur 9 000 ruelles depuis un fort du XVIe siècle
Construit en 1582 par le sultan saadien Ahmed al-Mansur pour surveiller — et contrôler — la médina après une rébellion, le Borj Nord abrite aujourd'hui le Musée des Armes, collection de quelque 8 000 pièces allant des armements médiévaux aux canons européens. Mais c'est la terrasse qui justifie l'ascension : de là, le lacis blanc des toits de Fès el-Bali s'étale sur plusieurs kilomètres, ponctué de minarets verts. Le site est peu fréquenté le matin, quand la lumière est rasante.
Pratique : Avenue Borj Nord, collines au-dessus de Fès el-Bali · 8h30-16h30, fermé le mardi · Environ 20 MAD (≈ 2 €) · Taxi depuis Bab Bou Jeloud, 10 min
7. Quartier andalou et mosquée des Andalous — La rive oubliée : Fès el-Andalous face à l'afflux touristique de l'autre rive
Fès el-Bali est traversée par l'oued Fès et divisée en deux entités historiques : Fès el-Adwa (fondée par des réfugiés de Cordoue vers 818) et Fès el-Andalous (fondée par des réfugiés de Kairouan). La rive andalouse, moins visitée, concentre des derbs plus silencieux, des fontaines monumentales peu signalées et la mosquée des Andalous dont le portail en cèdre sculpté du XIIe siècle rivalise en finesse avec tout ce que la médina compte. Les tourelles qui s'aperçoivent depuis les toits sont pour beaucoup des minarets de zaouïas (confréries soufies) encore actives.
Pratique : Accessible depuis Bab Ftouh ou via les ponts sur l'oued Fès · Pas d'entrée payante pour les ruelles · Mosquée des Andalous : extérieur uniquement pour non-musulmans · À 20 min à pied de Bab Bou Jeloud
8. Souk Attarine et le souk aux épices — Le marché des parfumeurs, à deux pas de la mosquée Karaouiyine
Attarine désigne les marchands de parfums et d'épices en arabe. Ce souk couvert — dont certaines parties remontent aux Mérinides — concentre des dizaines d'échoppes de ras el-hanout, d'eau de rose, d'ambre et d'encens. Contrairement aux boutiques du circuit touristique, les épiciers d'Attarine vendent d'abord aux ménagères et aux cuisiniers de la ville. Les prix s'affichent rarement : la négociation s'engage après que vous avez touché et senti. La proximité de la Qaraouiyine et de la médersa Attarine (XIVe siècle, façade partiellement visible depuis la ruelle) renforce la densité historique du secteur.
Pratique : Rue Attarine, Fès el-Bali · Ouvert 9h-19h environ, réduit le vendredi matin · Accès libre · À 5 min à pied de Bab Bou Jeloud
Les quartiers
Fès el-Bali — La médina médiévale : 9 000 ruelles, zéro voiture, pleine activité
C'est le cœur historique, classé UNESCO, et la raison principale de tout voyage à Fès. Mais la densité y est réelle : environ 150 000 personnes vivent dans ce périmètre de quelques kilomètres carrés selon les estimations de la municipalité. Les ruelles les plus larges ne dépassent pas quatre mètres ; les plus étroites imposent de marcher de profil. Le soir, après 20h, une partie de la médina se transforme : les échoppes ferment, les familles sortent devant leurs portes, et l'odeur de charbon de bois des grillades de rue remplace celle du cuir. Se perdre n'est pas un cliché — c'est une réalité physique que les applications GPS gèrent mal dans ce lacis couvert.
À voir : Bab Bou Jeloud (porte d'entrée principale) · Place Rcif · Rue Talaa Kbira · Fontaine Nejjarine · Derb el-Miter pour les riads haut de gamme
Fès el-Jdid — La ville royale mérinide du XIIIe siècle, entre palais et mellah
Fès el-Jdid (« Fès la Nouvelle ») a été fondée en 1276 par les Mérinides pour loger leur administration et leur armée, séparée du tumulte de la médina ancienne. Elle comprend le Palais Royal (Dar el-Makhzen), dont les portes en bronze doré constituent l'un des symboles photographiques du Maroc, et l'ancien mellah — quartier juif fondé en 1438, l'un des plus anciens du Maroc. Le mellah conserve des balcons en bois travaillé typiques de l'architecture judéo-marocaine, une synagogue en activité partielle (Ibn Danan) et un cimetière juif. La population est aujourd'hui à majorité musulmane. L'ambiance est plus aérée qu'en el-Bali, les rues plus larges, les gamins jouant au foot contre les murs du palais.
À voir : Portes du Palais Royal · Mellah et rue des Mérinides · Synagogue Ibn Danan · Grande Rue de Fès el-Jdid · Jardins de Bou Jeloud (jardins publics gratuits)
Ville Nouvelle (Fès Nouvelle) — Le Fès fonctionnel des banques, cafés et gare : indispensable, peu photographié
Tracée par le Protectorat français à partir de 1916 selon le modèle haussmannien appliqué aux villes marocaines, la Ville Nouvelle de Fès concentre la gare ferroviaire, les banques, les pharmacies, la majorité des hôtels à budget intermédiaire et les restaurants fréquentés par la classe moyenne fassi. L'avenue Hassan II en est l'épine dorsale commerçante. On n'y vient pas pour l'architecture — quoique quelques bâtiments Art Déco de l'époque du Protectorat méritent l'attention — mais parce que c'est là que se trouvent les distributeurs automatiques, les agences de location de voitures et les cafés où Wi-Fi fonctionne sans négociation. Les étudiants de l'université Sidi Mohamed Ben Abdellah en font leur territoire le soir.
À voir : Avenue Hassan II · Marché municipal (produits frais, prix locaux) · Restaurant Dar Tajine pour budget maîtrisé · Gare de Fès · Hôtels 2-3 étoiles les moins chers de la ville
Quartier Ziat / Les potiers — L'atelier céramique collectif à flanc de colline, à l'est de la médina
À la sortie de Bab Ftouh, en descendant vers l'est, on atteint la colline où sont regroupées les fabriques de poteries fassis — les célèbres céramiques bleues et blanches dont les motifs géométriques sont protégés comme savoir-faire régional. La Maison de la Céramique (complexe officiel) permet d'observer les différentes étapes de fabrication : tournage, séchage, cuisson au four à bois et émaillage. Les prix sont fixés — c'est l'un des rares endroits où la négociation ne s'applique pas vraiment — mais restent inférieurs aux boutiques de la médina pour des pièces de même qualité. Le quartier environnant, peu touristique, donne une idée de la vie résidentielle sur les hauteurs.
À voir : Complexe de poteries de Fès (Ain Nokbi) · Fours collectifs visibles depuis la route · Boutiques de vente directe des artisans · Vue sur la périphérie est de Fès el-Bali
Infos pratiques
- visa : Les ressortissants de l'Union européenne, dont les Français, n'ont pas besoin de visa pour le Maroc pour des séjours touristiques jusqu'à 90 jours. Passeport ou carte d'identité en cours de validité suffit. Aucune vaccination obligatoire, mais la mise à jour du carnet vaccinal (hépatite A, typhoïde) est recommandée par les médecins du voyage.
- to avoid : Les guides non officiels qui proposent leurs services aux abords de Bab Bou Jeloud pratiquent souvent des détours vers des ateliers d'artisanat avec commission. Le système est connu : si vous acceptez un guide, convenez du prix et du programme à l'avance. Évitez d'échanger des dirhams dans la rue — les taux sont désavantageux et la monnaie de singe circule. L'été en médina est physiquement éprouvant, surtout avec des enfants. Les mois de juillet-août ne sont pas recommandés pour les personnes sensibles à la chaleur.
- local tips : Le pourboire n'est pas obligatoire mais attendu dans les restaurants (5-10 % du total) et pour les guides. Dans la médina, refuser poliment une invitation à entrer dans une boutique ne nécessite pas d'excuse élaborée : un sourire et un 'la, shukran' (non merci) suffisent. Habillement : épaules et genoux couverts sont appréciés dans la médina et les quartiers résidentiels, indispensables pour entrer dans toute institution religieuse. Les femmes voyageant seules signalent une attention plus soutenue mais rarement agressive ; rester dans les ruelles commerçantes en journée limite les situations inconfortables.
- best season : Mars-avril et octobre-novembre sont les meilleures périodes : températures entre 18 et 26°C, affluence touristique modérée. L'été (juillet-août) impose des températures régulièrement supérieures à 38°C dans la médina, dont l'architecture en pierre accumule la chaleur. Le ramadan transforme le rythme de la ville — commerces fermés en journée, animations nocturnes intenses — ce qui peut être vécu comme une richesse ou une contrainte selon l'itinéraire prévu. Décembre-janvier est frais (5-10°C la nuit) mais peu fréquenté et économiquement avantageux.
- where to sleep : Fès el-Bali est le choix évident pour l'immersion : les riads au cœur de la médina offrent une expérience architecturale unique mais nécessitent d'accepter l'absence de voiture à la porte et parfois une navigation à pied complexe la première nuit. Fès el-Jdid est plus calme, légèrement plus aéré, bon compromis entre médina et modernité. La Ville Nouvelle convient aux voyageurs qui cherchent confort standardisé, connexion garantie et proximité de la gare, mais elle est à 20-30 min à pied des sites historiques.
- daily budget eco : 35-50 € par jour : nuit en auberge de jeunesse ou petit riad dortoir (8-15 €), repas au souk ou chez les gargotes locales (tajine entre 35 et 60 MAD), transports à pied ou petit taxi.
- how to get there : Depuis Paris, vols directs Paris-CDG ou Paris-Orly vers Fès-Saïss (FEZ) avec Air Arabia Maroc, Ryanair et Transavia, durée environ 2h30. Tarifs variables entre 60 € et 200 € aller-retour selon la saison et l'anticipation. L'aéroport est à 15 km du centre, taxi officiel vers la médina : environ 150-200 MAD (15-20 €), négocier avant de monter. Aucune liaison ferroviaire directe depuis Paris. Train Paris-Algésiras + ferry Tarifa-Tanger + train Tanger-Fès est possible en 24h mais coûte souvent autant qu'un vol.
- daily budget comfort : 80-130 € par jour : chambre double en riad de standing moyen (50-80 €/nuit), restaurants à table avec vin ou jus frais, entrées des musées, guide ponctuel pour la médina.
- daily budget premium : 200-400 € par jour : riads boutique haut de gamme (150-300 €/nuit), dîners gastronomiques en dar privée, hammam traditionnel avec soin complet, transferts en voiture.
FAQ
Faut-il un guide pour visiter la médina de Fès ?
Non, mais c'est utile pour une première visite. La médina de Fès el-Bali est désorientante : les applications GPS peinent à suivre les 9 000 ruelles. Un guide officiel agréé (tarifs affichés à l'Office du Tourisme de Fès) permet d'éviter les détours et donne du contexte historique. Pour une exploration libre, commencer par Talaa Kbira depuis Bab Bou Jeloud et suivre la descente naturelle vers la Qaraouiyine fonctionne sans assistance.
Combien de jours faut-il pour visiter Fès ?
Deux jours permettent de couvrir les incontournables de Fès el-Bali et el-Jdid. Trois à quatre jours autorisent un rythme plus lent, des incursions dans les quartiers moins touristiques, un hammam, et éventuellement une excursion vers Volubilis (site romain à 60 km) ou Meknès (1h en train). Une semaine est suffisante pour explorer Fès en profondeur sans jamais se presser.
Est-ce que Fès est dangereux pour les touristes ?
Fès est généralement sûre pour les touristes. Les risques principaux sont les arnaques courantes dans tout contexte touristique intense : faux guides, changeurs de monnaie illégaux, insistance commerciale. La délinquance violente à l'encontre des touristes est rare et peu documentée. Comme dans toute grande médina, rester attentif à ses affaires dans les endroits bondés est de mise.
Peut-on visiter Fès pendant le ramadan ?
Oui, et c'est une expérience particulière. En journée, de nombreux commerces ferment plus tôt, certains restaurants ne servent pas à table avant l'iftar (rupture du jeûne au coucher du soleil). Mais les nuits de ramadan sont animées : les familles sortent, les pâtisseries s'illuminent, les mosquées diffusent des récitations coraniques. Le voyageur non-musulman doit éviter de manger, boire ou fumer en public dans la médina par respect des usages.
Quelle est la monnaie à Fès et où changer ?
La monnaie est le dirham marocain (MAD). 1 € vaut environ 10,5-11 MAD (taux fluctuant). Les bureaux de change officiels et les banques (Attijariwafa, BMCE) offrent les meilleurs taux. Les distributeurs automatiques acceptent les cartes Visa et Mastercard européennes. Le dirham est une monnaie non convertible hors du Maroc : ne changez pas plus que nécessaire.
Qu'est-ce qu'on mange à Fès et où manger local ?
La cuisine fassi est réputée au Maroc pour sa complexité : pastilla (tourte feuilletée au pigeon et amandes), tajine aux pruneaux et amandes, harira (soupe de légumineuses servie au ramadan et partout en soirée). Pour manger local sans budget restaurant, les gargotes autour de Rcif et les boulangeries à pain msemen du matin sont les adresses des habitants. Les restaurants de la Talaa Kbira pratiquent des prix touristiques : demandez à voir le menu affiché avant de vous asseoir.