Il est 7h30 au Marché Central, rue Chaouia. Un homme en djellaba grise négocie un plateau de sardines devant un type en costume trois pièces qui consulte son téléphone sans lever les yeux. Derrière eux, une rangée de poulets rôtis tourne déjà. Casablanca ne ressemble pas à l'idée qu'on s'en fait. Ni à la ville de Bogart et Bergman — ce film a été tourné à Hollywood — ni à une carte postale de mosaïques et de médinas. C'est la capitale économique du Maroc, une métropole de 4,3 millions d'habitants selon le recensement de 2014, qui fabrique, commerce, embouteille, et dîne tard. Le tourisme, ici, n'est pas l'industrie principale.
Ce guide ne va pas vous convaincre de choisir Casablanca plutôt que Marrakech. Il part du principe que vous avez déjà atterri à Mohammed V — ou que vous y atterrissez parce que les vols sont moins chers, plus fréquents, et que la ville mérite mieux qu'une nuit de transit. Casablanca est difficile à profiler pour les voyageurs français parce qu'elle refuse les catégories habituelles : trop moderne pour les amateurs de médinas, trop marocaine pour les adeptes d'expatriation dorée, trop dense pour les city-trips détendus. Elle récompense ceux qui acceptent ce contrat : regarder une ville nord-africaine du XXIe siècle travailler, manger, se divertir. Le quartier art déco du centre, la corniche de l'Ain Diab, les mosquées de quartier, les tables qui servent du poisson frais à 80 dirhams — tout cela existe, mais s'attrape plutôt qu'il ne se visite.
À voir, à faire, à manger
1. Mosquée Hassan II — Le seul édifice religieux marocain ouvert aux non-musulmans
Inaugurée en 1993, la mosquée Hassan II est l'une des plus grandes mosquées du monde : son minaret de 210 mètres reste le plus haut minaret existant. Elle a été construite sur la mer — une partie du plancher en verre donne sur l'Atlantique — par 10 000 artisans marocains mobilisés pendant six ans. Le chiffre est documenté par la Fondation Mohammed V. La visite guidée, obligatoire pour les non-musulmans, dure environ 45 minutes et donne accès à la salle de prière, aux salles de bain rituelles et aux sous-sols. L'architecture est un catalogue de techniques traditionnelles marocaines — zellige, stuc ciselé, bois de cèdre sculpté — à une échelle industrielle.
Pratique : Boulevard Sidi Mohammed Ben Abdallah, Ain Diab · Visites guidées : mar-dim 9h, 10h, 11h et 14h · Entrée adulte : 130 MAD (≈ 12 €) · Pas de visite le vendredi matin · Tram ligne 1, arrêt Mosque Hassan II
2. Quartier art déco du centre — 300 bâtiments classés, un héritage colonial presque sans équivalent en Afrique
Entre 1910 et 1950, Casablanca a été un laboratoire architectural sous protectorat français. L'architecte Henri Prost puis ses successeurs ont produit un corpus de bâtiments qui mêle art déco européen et motifs marocains — ce que les historiens appellent le style « mauresque moderniste ». L'Association Casamémoire, fondée en 1995, recense plus de 300 édifices de cette période encore debout. La rue Mohammed V, la place des Nations Unies, le Marché Central et plusieurs hôtels particuliers du quartier des Habous permettent de lire cette histoire sans guide. La dégradation est réelle — plusieurs façades s'effritent — mais des projets de réhabilitation sont en cours sous l'égide de la commune.
Pratique : Secteur délimité par le boulevard Mohammed V et la place des Nations Unies · Accès libre · Carte des bâtiments disponible sur le site de Casamémoire (casamemoire.org) · Tramway ou taxi depuis n'importe quel quartier central
3. Marché Central de Casablanca — Le marché couvert où la ville s'approvisionne depuis 1917
Construit en 1917 en plein centre-ville, le Marché Central réunit poissonnier, bouchers, maraîchers et quelques épiciers dans une halle couverte dont l'architecture coloniale est encore lisible. C'est là que les restaurants du quartier achètent le poisson du matin. Plusieurs tables installées à l'intérieur et autour du marché proposent de faire cuire sur place ce que vous venez d'acheter — pratique bien documentée par les guides locaux. L'affluence est maximale entre 7h et 11h. En dehors des heures de marché, les restaurants qui l'entourent — notamment ceux spécialisés en fruits de mer — pratiquent des prix sans rapport avec les adresses touristiques de la médina de Marrakech.
Pratique : Rue Chaouia (ex-rue Colbert), Centre-ville · Lun-sam 6h-14h environ · Entrée libre · 10 min à pied depuis la place Mohammed V
4. Quartier des Habous (Nouvelle Médina) — Une médina construite de zéro dans les années 1930 : l'urbanisme colonial à la loupe
Les Habous ont été construits par l'administration française à partir de 1930 pour loger une population rurale qui afflue vers Casablanca. L'idée était de produire un quartier « traditionnel marocain » planifié selon les normes d'hygiène coloniales. Le résultat est un quartier de rue étroites, d'arcades et de mosaïques qui ressemble à une médina ancienne mais date de moins d'un siècle. On y trouve des pâtisseries marocaines réputées, des libraires, des artisans et le Palais Royal de Casablanca (visible de l'extérieur). Le marché du vendredi attire des habitants de toute la ville. L'ambiance est plus détendue que dans les médinas historiques de Fès ou Marrakech, et le rapport qualité-prix des pâtisseries est documenté par plusieurs blogueurs culinaires marocains.
Pratique : Quartier des Habous, à 4 km au sud-est du centre · Accès en taxi ou bus 33 · Ouvert toute la journée · Pas de droit d'entrée
5. Villa des Arts de Casablanca — Une villa mauresque des années 1930 recyclée en espace d'art contemporain marocain
La Villa des Arts est installée dans une ancienne demeure bourgeoise du début du XXe siècle restaurée par la Fondation ONA, puis gérée aujourd'hui par la Fondation BMCE. Elle programme des expositions d'artistes marocains et maghrébins contemporains tout au long de l'année, souvent sans équivalent dans les circuits culturels habituels du Maghreb. La collection permanente comprend des œuvres de peintres marocains majeurs du XXe siècle — Mohamed Ben Ali Rbati, Jilali Gharbaoui. L'entrée est gratuite ou à prix modique selon les expositions. C'est l'un des rares lieux à Casablanca où la vie culturelle locale est accessible à un visiteur étranger sans intermédiaire.
Pratique : 316 boulevard Brahim Roudani, Quartier Racine · Mar-sam 9h30-19h30 · Entrée libre ou donation · 15 min en taxi depuis le centre · villadesarts.ma
6. La Corniche de Ain Diab — Le front de mer où Casablanca sort le week-end — sans posture touristique
La Corniche est un boulevard de bord de mer de 4 kilomètres qui longe l'Atlantique entre la Mosquée Hassan II et le complexe de piscines et restaurants de Ain Diab. Ce n'est pas une promenade pittoresque : c'est là que les familles casablancaises passent leurs samedis, que les adolescents traînent, que les piscines privées en bord de mer font payer l'accès à l'Atlantique (entre 100 et 200 MAD selon l'établissement). La plage publique existe mais est fréquentée surtout l'été. En dehors de la haute saison (juillet-août), la Corniche est nettement plus calme et donne une image plus juste de la ville. Plusieurs restaurants de poisson correct y sont installés avec vue directe sur l'océan.
Pratique : Boulevard de la Corniche, Ain Diab · Accès libre pour la promenade · Taxi depuis le centre : 30-40 MAD environ · Animée le week-end et en soirée l'été
7. Brasserie Bavaroise — Une institution coloniale de 1930 que la bourgeoisie casablancaise n'a jamais abandonnée
La Brasserie Bavaroise, ouverte en 1929 selon ses archives internes, est l'un des rares restaurants du centre-ville à avoir traversé l'indépendance sans changer de décor ou de format. Nappes en coton, serveurs en veste blanche, menu qui alterne entre plats marocains et cuisine française datée — couscous royal, pigeon aux amandes, steak-frites. Ce n'est pas la table la plus inventive de la ville, mais c'est un document vivant sur la continuité sociale casablancaise : hommes d'affaires marocains, familles de classe moyenne, quelques touristes égarés. Le rapport qualité-prix est raisonnable pour le quartier central.
Pratique : 129 rue Allah Ben Abdallah, Centre-ville · Lun-sam 12h-15h et 19h-23h · Plats entre 100 et 200 MAD · Réservation conseillée le week-end
8. Musée de la Fondation Abderrahman Slaoui — La plus grande collection d'affiches coloniales marocaines en accès public
La Fondation Slaoui occupe une villa art déco du quartier Gauthier et conserve une collection constituée par un businessman marocain passionné d'arts décoratifs : affiches touristiques et publicitaires du Maroc colonial (1910-1960), bijoux berbères, céramiques, vêtements brodés. La collection d'affiches — environ 700 pièces selon la fondation — est probablement la plus complète accessible au public. Le format est celui d'un musée de famille : petit, ciselé, personnel. C'est une des adresses les moins fréquentées par les touristes en transit et l'une des plus denses en contenu sur l'histoire visuelle du Maroc moderne.
Pratique : 12 rue Parc Murdoch, Quartier Gauthier · Mar-sam 10h-18h · Entrée : 30 MAD · 20 min à pied du centre · fondationslaoui.com
Les quartiers
Centre-ville (Ancienne Médina + Axe Mohammed V) — Le cœur administratif et commercial hérité du protectorat, encore en usage
C'est le Casablanca des cartes postales coloniales : immeubles à arcades, banques installées dans des palais des années 1940, taxis rouges qui bloquent les carrefours. L'ancienne médina, au nord du centre, est modeste comparée à Fès ou Marrakech — elle a été débordée par la ville française dès les années 1920. Elle abrite surtout un commerce de quartier dense et quelques fondouks (anciennes auberges de caravaniers). Le soir, le boulevard Mohammed V se vide vite : la vie nocturne se déplace vers Gauthier et Maarif. Les hôtels de centre-ville sont souvent les moins chers pour leur catégorie, mais vérifiez l'isolation phonique.
À voir : Place Mohammed V · Tribunal de Commerce (chef-d'œuvre néo-mauresque) · Marché Central · Rue Princesse Lalla Meryem (ex-rue Colbert)
Gauthier — Le quartier bourgeois des années 1950 où se concentrent les bars, restaurants et cabinets médicaux
Gauthier est le quartier où la bourgeoisie francophone casablancaise a posé ses habitudes depuis l'indépendance. Les rues sont plantées d'arbres, les immeubles résidentiels bien entretenus, les terrasses de café occupées en semaine par des consultants et des avocats. C'est là que se trouvent plusieurs des meilleures tables de la ville, quelques bars qui servent de l'alcool sans en faire un événement (le Maroc est un pays musulman mais la consommation d'alcool en établissement autorisé est légale), et la Villa des Arts. L'ambiance est celle d'un quartier résidentiel actif plutôt que d'une zone touristique. Les prix dans les restaurants sont plus élevés qu'ailleurs mais correspondent souvent à une cuisine sérieuse.
À voir : Boulevard Rachidi · Villa des Arts · Restaurant Riad Zitoun · Café de l'Époque
Maarif — Le quartier commercial le plus dense, entre centres commerciaux et souks de quartier
Maarif, c'est là où Casablanca fait ses courses. Enseignes internationales côtoient boutiques de prêt-à-porter marocain, salons de coiffure et épiceries ouvertes tard. Le quartier est moins homogène que Gauthier : on passe en deux rues d'un restaurant gastronomique à une gargote à poisson sans signalisation. Le Morocco Mall, à proximité sur la côte, est le plus grand centre commercial d'Afrique selon ses propres chiffres (2011) — une excursion sociologique autant que pratique. Le soir, Maarif concentre une vie nocturne plus jeune et plus populaire que Gauthier.
À voir : Rue Ibnou Khatib · Marché Maarif (couvert, textile et alimentation) · Morocco Mall (Ain Diab, 20 min en taxi)
Ain Diab / Corniche — Le front de mer des week-ends casablancais, entre complexes balnéaires et fish-restaurants
Ain Diab est moins un quartier résidentiel qu'une bande côtière : hotels de chaîne, piscines privées payantes qui donnent accès à l'Atlantique, restaurants de poisson face à l'océan. En été (juillet-août), c'est l'endroit le plus fréquenté de la ville et aussi le plus embouteillé. En avril ou octobre, la Corniche est presque déserte en semaine et le vent de l'Atlantique justifie un pull. C'est l'endroit où l'on comprend que Casablanca est une ville côtière atlantique — l'eau est froide (courant des Canaries), les vagues réelles, l'air iodé. Quelques adresses de poisson grillé sans prétention y résistent à côté des enseignes de restauration rapide.
À voir : Boulevard de la Corniche · La Sqala de Ain Diab (fort portugais du XVIIIe siècle, accessible) · Piscine Tahiti ou Miami (complexes balnéaires historiques)
Infos pratiques
- visa : Aucun visa requis pour les ressortissants de l'Union européenne (dont français). Passeport valide ou carte nationale d'identité française acceptée. Durée de séjour autorisée sans visa : 90 jours. Pas de formulaire à remplir à l'avance. Contrôle sanitaire standard à l'entrée.
- to avoid : Taxis non-compteurs : le petit taxi (rouge, pour les trajets intra-urbains) est obligatoirement à compteur depuis une réglementation de 2011 — refusez tout taxi qui ne le met pas en marche. Éviter la Corniche en juillet-août si vous détestez la foule et les embouteillages. Les arnaques classiques de médina (guide non sollicité, fausse boutique « officielle ») sont moins fréquentes qu'à Marrakech mais existent dans l'ancienne médina. Les photos de mosquées : ne photographiez jamais l'intérieur d'une mosquée sauf lors de visites guidées officielles.
- local tips : Le pourboire est attendu au restaurant (environ 10% du montant, en espèces), chez le coiffeur et pour les guides. L'alcool est disponible dans les restaurants et hôtels autorisés mais absent des espaces publics et des quartiers résidentiels populaires — ne pas consommer dans la rue. La langue de travail est l'arabe dialectal (darija) et le français, parlé couramment par une grande partie de la population urbaine. Le port de vêtements courts dans la rue n'est pas interdit mais les épaules et genoux couverts facilitent les interactions dans les quartiers populaires. Négocier dans les souks est attendu ; dans les magasins à prix fixes (supermarchés, chaînes), ça ne l'est pas.
- best season : Avril-mai et septembre-octobre sont les meilleures périodes : températures entre 18 et 24°C, sans la cohue estivale (juillet-août) ni les pluies de novembre-décembre. L'été est chaud mais rarement caniculaire grâce à l'influence atlantique (moyenne août : 26°C selon Météo Maroc). En janvier-février, le thermomètre descend rarement sous 12°C mais les journées sont courtes et pluvieuses. Le ramadan, dont les dates changent chaque année, transforme le rythme de la ville : restaurants fermés le jour, ambiance festive la nuit — à connaître avant de réserver.
- where to sleep : Centre-ville (axe Mohammed V) : pratique pour les visites à pied, hôtels moins chers, nuits parfois bruyantes. Gauthier : meilleur rapport calme/restaurants/sécurité, plutôt confort et haut de gamme. Ain Diab / Corniche : idéal si la plage est une priorité ou séjour en famille, mais éloigné du centre (20-30 min en taxi).
- daily budget eco : 350-500 MAD (30-45 €) : nuit en auberge ou riad entrée de gamme (200-250 MAD), repas en gargote ou marché (40-80 MAD), transports en bus/tramway ou petits taxis partagés.
- how to get there : Depuis Paris : vols directs Paris-CDG ou Paris-Orly vers Casablanca Mohammed V (CMN) en 3h15-3h30. Royal Air Maroc (hub CMN) et Air France assurent plusieurs rotations quotidiennes. Ryanair, Transavia et easyJet proposent des vols low-cost au départ d'Orly depuis 50 € l'aller selon les périodes — les alertes Globe Genius sur CMN captent ces baisses tarifaires. Pas de liaison ferroviaire directe depuis la France. Depuis l'aéroport CMN, le train ONCF (Office National des Chemins de Fer marocain) relie le terminal T1 à la gare Casa-Voyageurs en 45 min pour 43 MAD (≈ 4 €). Taxi fixe aéroport-centre : environ 250-300 MAD.
- daily budget comfort : 800-1200 MAD (75-110 €) : hôtel 3 étoiles ou riad intermédiaire (400-600 MAD la nuit), deux repas en restaurant de quartier, taxis privatifs.
- daily budget premium : 2000 MAD et plus (180 €+) : hôtel 5 étoiles (Four Seasons ou Sofitel Casablanca Tour Blanche), dîner en restaurant gastronomique (700-1000 MAD), transferts en voiture.
FAQ
Casablanca vaut-elle le détour ou est-ce juste une ville de transit ?
Casablanca n'est pas Marrakech — il n'y a pas de médina ancienne spectaculaire ni de circuit balisé. C'est une métropole de travail avec un patrimoine architectural art déco sous-visité, une scène gastronomique sérieuse, et une vie de quartier accessible. Pour un séjour de 2 à 3 jours, elle offre suffisamment à qui s'intéresse à une ville nord-africaine contemporaine plutôt qu'à une carte postale figée.
Est-ce que Casablanca est une destination sûre pour voyager seul, y compris pour les femmes ?
Casablanca est une grande ville avec les problèmes de toute grande ville : vols à la tire dans les zones très touristiques, harcèlement de rue que plusieurs voyageuses documentent dans les quartiers populaires le soir. Les quartiers Gauthier, Maarif et Ain Diab sont considérés comme plus sûrs et plus fréquentés par les femmes seules. Selon le classement OSAC du Département d'État américain, le Maroc est en niveau 1 (vigilance normale) depuis 2023.
Quelle est la meilleure façon de se déplacer à Casablanca ?
Le petit taxi rouge est le moyen le plus pratique pour les trajets intra-urbains (tarif compteur, rarement plus de 30-50 MAD pour un trajet normal). Le tramway (deux lignes, réseau en extension) couvre l'axe centre-Ain Diab et l'axe nord-sud. Les bus CTM couvrent l'ensemble de la ville pour moins de 5 MAD. Évitez de conduire si vous n'êtes pas habitué au code de la route local.
Que vaut la gastronomie casablancaise ?
La ville est un port atlantique : le poisson et les fruits de mer y sont moins chers et souvent meilleurs qu'à Marrakech. La street food autour du Marché Central (sandwichs au kefta, brochettes, msemen) fonctionne bien pour moins de 50 MAD. Les restaurants de la Corniche servent du poisson grillé convenable entre 100 et 200 MAD. La scène des restaurants gastronomiques (notamment marocain contemporain et japonais) s'est développée à Gauthier depuis les années 2010.
Peut-on visiter Casablanca en une journée depuis Marrakech ou Rabat ?
Depuis Rabat : 45 minutes en train ONCF (moins de 60 MAD), très faisable en aller-retour. Depuis Marrakech : 2h30-3h en train, ce qui réduit le temps utile sur place à 4-5 heures — suffisant pour la mosquée Hassan II et le centre. Le TGV Al Boraq Tanger-Casablanca (inauguré 2018) relie aussi la ville au nord du pays en 2h10.