L'avion se pose côté asiatique. Déjà, quelque chose cloche avec l'image mentale du voyage à Istanbul : pas de minarets visibles à l'horizon, pas de Grand Bazar à cinq minutes de taxi. À la place, une autoroute qui longe des lotissements, puis des collines boisées, puis — progressivement — l'odeur de friture et de thé qui filtre par les vitres du minibus. L'aéroport Sabiha Gökçen dessert une Istanbul que les guides classiques ignorent : la rive anatolienne, dite 'côté asiatique', où vivent la majorité des Stambouliotes ordinaires, loin des circuits de croisière. C'est précisément là que commence ce guide.
Istanbul Sabiha (SAW), deuxième aéroport de la ville, est devenu le point d'entrée privilégié des vols low-cost depuis la France — Pegasus Airlines y concentre l'essentiel de ses rotations depuis Paris Orly, avec des tarifs qui descendent régulièrement sous les 60 euros l'aller. Mais atterrir côté Sabiha ne signifie pas 'Istanbul au rabais'. Cela signifie atterrir en Asie, à quelques kilomètres de quartiers comme Kadıköy, Moda ou Üsküdar, qui figurent aujourd'hui parmi les plus dynamiques de la métropole de 15 millions d'habitants. Ce guide ne prescrit pas d'itinéraire. Il profile la ville telle qu'elle fonctionne : une mégapole divisée par le Bosphore, où la rive européenne concentre les monuments et les foules, et la rive asiatique concentre les habitants, les marchés de quartier, les cafés littéraires et les meilleurs spots de tramway. Le lecteur décidera ensuite comment répartir son temps — et s'il traverse seulement le détroit ou s'il y reste.
À voir, à faire, à manger
1. Marché de Kadıköy — Le marché le plus dense d'Istanbul, sans filtre touristique
Cinq rues couvertes entre la rue Mühürdar et le port de Haydarpaşa : volailles suspendues, olives en barils de 50 litres, fromages de brebis de Thrace alignés sur des comptoirs en marbre. Le marché de Kadıköy approvisionne l'un des arrondissements les plus peuplés de la rive asiatique (environ 500 000 habitants selon les données de la municipalité d'Istanbul). Ce n'est pas une mise en scène pour touristes — c'est un marché de quartier où les Stambouliotes font leurs courses le matin avant le travail. Le meilleur moment : entre 8h et 11h, en semaine.
Pratique : Rue du marché principale : Mühürdar Caddesi, Kadıköy · Ouvert tous les jours, pic en semaine 8h-13h · Entrée libre · Depuis Sabiha : navette E3 ou taxi (40 min selon trafic) · Depuis le centre européen : ferry Eminönü-Kadıköy, 12 TL
2. Üsküdar et la mosquée Mihrimah Sultan — Là où Istanbul prie, mange et regarde passer les bateaux
Üsküdar est la première étape asiatique pour qui débarque du ferry depuis Eminönü. La mosquée Mihrimah Sultan (1548), commandée par Soliman le Magnifique pour sa fille, est une œuvre de l'architecte Sinan : une seule coupole, une lumière filtrée par des dizaines de vitraux hexagonaux. Mais le quartier, c'est surtout une promenade de corniche où les habitants viennent manger du simit (anneau de pain couvert de sésame) en regardant le trafic naval du Bosphore — ferries, cargos, tankers — défiler à 200 mètres.
Pratique : Mosquée Mihrimah Sultan : Place d'Üsküdar, accès libre hors heures de prière · Corniche (Sahil Yolu) accessible à pied depuis le débarcadère · Ferry depuis Eminönü : 12 TL, 20 min · Depuis Sabiha : bus E3 + ferry ou taxi direct (~50 min)
3. Hagia Sophia (Ayasofya) — Quinze siècles d'histoire dans un seul édifice, sans romantisme facile
Construite en 537 sous Justinien, reconvertie en mosquée en 1453 par Mehmed II, transformée en musée en 1934 par Atatürk, puis reconvertie en mosquée en juillet 2020 par décret présidentiel — Hagia Sophia est un document d'histoire autant qu'un bâtiment. La coupole centrale mesure 31 mètres de diamètre et s'élève à 55 mètres du sol. Depuis 2020, l'entrée est gratuite pour les non-musulmans, mais certaines mosaïques byzantines sont voilées pendant les prières (cinq fois par jour). Prévoir des couvre-épaules et un foulard pour les femmes.
Pratique : Sultanahmet Meydanı, Fatih · Ouvert tous les jours 9h-17h (hors heures de prière) · Entrée gratuite · Depuis Sabiha : bus + tramway T1, arrêt Sultanahmet (1h15-1h30) · Foule maximale : 11h-15h en été
4. Galata et la Tour de Galata — Une tour génoise à 15 mètres d'un café de hipsters stambouliotes
Construite en 1348 par les marchands génois sous le nom de 'Christea Turris', la Tour de Galata domine un quartier qui a muté plusieurs fois : comptoir commercial médiéval, quartier levantin au XIXe siècle, zone de déclin au XXe, aujourd'hui concentration de galeries, restaurants et ateliers entre la rue İstiklal et la Corne d'Or. La vue depuis le sommet (67 mètres) permet de repérer la géographie réelle de la ville : le Bosphore, la rive asiatique, les sept collines stambouliotes. Les files d'attente sont longues en été — arriver à l'ouverture.
Pratique : Galata Kulesi Meydanı, Beyoğlu · Ouvert 8h30-21h · Entrée : environ 180 TL (tarif 2024, à vérifier) · Depuis Sabiha : bus + métro M2 direction Yenikapı + funiculaire F1 (1h30) · Quartier à explorer à pied depuis la tour
5. Grand Bazar (Kapalıçarşı) — 4 400 boutiques, une ville dans la ville — et comment ne pas se faire avoir
Avec ses 4 400 boutiques et 22 entrées, le Grand Bazar fondé en 1461 est l'un des marchés couverts les plus grands du monde. C'est aussi l'un des plus orientés vers les touristes depuis plusieurs décennies : les prix affichés n'ont souvent aucun rapport avec la réalité locale. Ce qui vaut le déplacement, c'est l'architecture elle-même — 61 rues couvertes sous des voûtes peintes, une organisation par corporations qui date de l'Empire ottoman — et les boutiques de céramiques et textiles haut de gamme qui subsistent dans les allées intérieures. Négocier est attendu, mais la pression commerciale est forte.
Pratique : Beyazıt, Fatih · Lun-Sam 8h30-19h, fermé dimanche · Entrée libre · Depuis Sabiha : tramway T1, arrêt Beyazıt · Astuce : entrer par la porte Beyazıt (Beyazıt Kapısı), moins fréquentée
6. Promenade en ferry sur le Bosphore — Le seul transport en commun au monde qui traverse deux continents
Les ferries publics IDO/Şehir Hatları relient Eminönü, Beşiktaş, Üsküdar et Kadıköy plusieurs dizaines de fois par jour pour un tarif fixe inférieur à 1 euro. Ce n'est pas une croisière touristique — ce sont des Stambouliotes qui rentrent du travail, des lycéens avec leur sac à dos, des pêcheurs à la ligne sur les pontons. Le trajet Eminönü-Üsküdar dure 20 minutes et offre une lecture en mouvement de la géographie stambouliote : mosquées, palais, ambassades et tankers russes défilent sur les deux rives.
Pratique : Embarcadères Eminönü ou Beşiktaş (rive européenne) · Tarif : ~12 TL (carte Istanbul Kart) · Horaires : toutes les 15-30 min selon la ligne, 6h-23h environ · Infos : sehirhatlari.istanbul · Depuis Sabiha : bus E3 jusqu'au débarcadère de Kadıköy
7. Moda, la promenade du dimanche — Le quartier où les Stambouliotes viennent ne rien faire, méthodiquement
À dix minutes à pied de Kadıköy, Moda est une langue de terre qui avance dans la mer de Marmara. Le dimanche matin, la corniche est occupée par des couples en vélo, des familles avec poussettes, des chiens qui trottent. Les cafés de la rue Moda Caddesi — dont plusieurs maisons de thé centenaires — servent du çay dans des verres tulipe. Pas de grands monuments, pas d'entrée payante. C'est un quartier résidentiel bourgeois qui s'est embourgeoisé encore davantage ces dix ans, avec une concentration de librairies indépendantes et de restaurants grecs arméniens qui témoignent de l'histoire multiculturelle de la rive asiatique.
Pratique : Moda Caddesi, Kadıköy · Accès libre · À pied depuis le marché de Kadıköy (15 min) ou tram T3 · Cafés recommandés dans les ruelles autour de Caferağa Mahallesi · Dimanche matin : fréquentation maximale des locaux
8. Hammam Çemberlitaş — Un bain ottoman de 1584, toujours en service, sans décor de pacotille
Construit en 1584 sur les plans de l'architecte Sinan pour Nurbanu Sultan, le Çemberlitaş Hamamı fonctionne sans interruption depuis plus de quatre siècles. Deux sections séparées (hommes/femmes), un dôme central percé d'étoiles de verre qui diffusent une lumière diffuse sur le marbre chauffé, des kese (exfoliations au gant) pratiquées par des tellak professionnels. Depuis 2019, les tarifs ont fortement augmenté sous l'effet du tourisme de luxe — compter entre 40 et 80 euros selon les formules. Ce n'est plus un hammam de quartier, mais c'est un des mieux conservés architecturalement.
Pratique : Vezirhan Cd. No:8, Fatih · Ouvert tous les jours 6h-24h · Tarif entrée seule env. 40€, avec massage 60-80€ · cemberlitashamami.com.tr · Depuis Sabiha : tramway T1, arrêt Çemberlitaş · Réservation conseillée en haute saison
Les quartiers
Kadıköy — Quartier populaire-bobo de la rive asiatique, dense et sans filtre
Kadıköy concentre ce que l'Istanbul touristique ne montre pas : des marchés de rue où les vendeurs crient les prix, des meyhane (tavernes) où les tables débordent sur le trottoir le soir, une scène musicale qui a produit plusieurs groupes de rock stambouliote dans les années 2000. Le quartier est aussi un hub de transport — ferry, bus, métro — ce qui en fait une base logistique logique pour qui arrive de Sabiha. La rue Bahariye, semi-piétonne, illustre la superposition générationnelle du quartier : une pharmacie de 1950 entre un bar à vins naturels et une boutique de streetwear. Les habitants sont en moyenne plus jeunes et plus diplômés que la moyenne de la ville selon les données de l'Institut de statistique turc (TÜİK).
À voir : Marché couvert (Kadıköy Çarşısı) · Rue Mühürdar · Rue Bahariye · Place Altıyol · Port de Kadıköy (ferries Eminönü) · Parc Özgürlük
Sultanahmet — L'Istanbul des monuments, la plus photographiée, la plus saturée
Sultanahmet est la presqu'île historique, l'ancienne Byzance, l'ancienne Constantinople. C'est là que se concentrent Hagia Sophia, la Mosquée Bleue (Sultan Ahmed Camii, construite entre 1609 et 1616), le Palais de Topkapi et le Grand Bazar. Le quartier est le plus fréquenté par les touristes internationaux — selon les données de la municipalité d'Istanbul, la ville a accueilli plus de 20 millions de visiteurs étrangers en 2023, dont la majorité passe par Sultanahmet. Conséquence directe : hôtels en survente, restaurants à prix gonflés, sollicitation commerciale intensive autour de la place centrale. Les habitants permanents sont peu nombreux. La meilleure heure pour y être : tôt le matin, avant 9h, quand les vendeurs de simit roulent encore leurs charrettes.
À voir : Place de la Mosquée Bleue (Sultanahmet Meydanı) · Hagia Sophia · Palais de Topkapi · Citerne Basilique (Yerebatan Sarnıcı) · Hippodrome · Rue Divan Yolu
Beyoğlu et İstiklal — L'axe européen de la nuit, du commerce et des manifestations culturelles
La rue İstiklal Caddesi, longue de 1,4 kilomètre, relie la Place Taksim à la Tour de Galata. C'est l'artère la plus fréquentée d'Istanbul le week-end : librairies, cinémas en version originale, consulats dans des palais néoclassiques, passages couverts (han) qui cachent des bars au fond de cours intérieures. Le quartier de Beyoğlu abrite aussi Çukurcuma, un réseau de ruelles spécialisées dans les antiquaires et les friperies, terrain de jeu des décorateurs d'intérieur et des chercheurs de vinyles. Le soir, les rues autour de Nevizade et Balo Sokak se remplissent d'une clientèle locale jeune qui mange des mezze et boit de la bière Efes ou du rakı.
À voir : İstiklal Caddesi · Place Taksim · Tour de Galata · Passage Cicek (Çiçek Pasajı) · Quartier Çukurcuma · Nevizade Sokak (soir)
Üsküdar — La rive asiatique conservatrice, religieuse, et ignorée des touristes
À dix minutes de ferry d'Eminönü, Üsküdar est un contre-point silencieux à l'agitation de Beyoğlu. Les quartiers autour de la mosquée Mihrimah Sultan sont plus conservateurs religieusement — les femmes voilées sont majoritaires, les cafés mixtes plus rares. Mais c'est aussi là que subsistent des maisons en bois ottomanes (yalı), des cimetières anciens où se promènent des chats, et des points de vue sur le Bosphore qui ne figurent dans aucune carte postale officielle. Le marché hebdomadaire du mardi, derrière la place principale, vend des légumes cultivés sur la rive asiatique de Turquie.
À voir : Mosquée Mihrimah Sultan · Corniche (Sahil Yolu) · Marché du mardi · Quartier Çengelköy (vers le nord) · Cimetière ottoman de Karacaahmet (le plus grand d'Istanbul)
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Infos pratiques
- visa : Depuis le 2 mars 2020, les ressortissants français (passeport UE) peuvent entrer en Turquie sans visa pour des séjours touristiques jusqu'à 90 jours sur une période de 180 jours. Passeport valide 6 mois au-delà du retour requis. La carte nationale d'identité française n'est pas suffisante — passeport obligatoire. Pas de restrictions sanitaires particulières en 2024 (vérifier avant départ sur diplomatie.gouv.fr).
- to avoid : Les taxis sans compteur depuis les aéroports : exiger le compteur ou utiliser l'application BiTaksi (équivalent local d'Uber, avec tarifs affichés). Les restaurants qui exposent des menus avec photos à la sortie des sites de Sultanahmet : les prix y sont généralement deux à trois fois supérieurs à ceux des lokantas de rue à 200 mètres. Changer de l'argent dans les bureaux de change des zones touristiques : les taux sont significativement moins avantageux qu'en ville. Les mois de juillet-août si la chaleur ou les foules posent problème.
- local tips : La carte Istanbul Kart (carte de transport rechargeable, ~2€ à l'achat en kiosque ou distributeur) est indispensable : elle couvre bus, tramway, métro, ferry et funiculaire avec un tarif unifié. Le pourboire n'est pas obligatoire culturellement mais est apprécié dans les restaurants (5-10% maximum). Dans les mosquées : se déchausser, s'habiller modestement, éviter les heures de prière. Le thé (çay) est offert dans la plupart des boutiques d'artisanat — l'accepter ne crée aucune obligation d'achat. La monnaie est la livre turque (TRY) : l'euro et le dollar sont acceptés dans les zones touristiques mais au taux le moins favorable.
- best season : Avril-mai et septembre-octobre sont les deux fenêtres idéales : températures entre 15 et 25°C, luminosité favorable, fréquentation touristique inférieure à juillet-août. L'été (juin-août) est chaud (35°C possibles) et saturé de croisiéristes européens dans Sultanahmet. L'hiver (décembre-février) est froid et pluvieux mais peu fréquenté — les tarifs hôteliers chutent de 30 à 50%. Le Ramadan (dates variables selon le calendrier lunaire) modifie le rythme de la ville : certains restaurants ferment le jour, l'ambiance nocturne est particulière — ni à fuir, ni à idéaliser.
- where to sleep : Kadıköy (rive asiatique) : base logique pour les arrivées à Sabiha — proche de l'aéroport, ambiance de quartier réelle, moins cher qu'en face. Sultanahmet (rive européenne) : idéal pour ceux qui veulent les monuments à pied, mais bruyant et sur-touristifié. Beyoğlu/Galata : meilleur compromis côté européen — accès à İstiklal à pied, connexions ferry pour la rive asiatique, hôtels de caractère dans des immeubles levantin.
- daily budget eco : 35-50€/jour : dortoir en hostel (10-18€), repas dans les lokantas de quartier (3-6€ le plat), transports en commun avec carte Istanbul Kart, un ou deux sites gratuits.
- how to get there : Depuis Paris Orly, Pegasus Airlines assure plusieurs vols directs par semaine vers Sabiha Gökçen (SAW), avec des tarifs qui descendent régulièrement entre 50 et 120 euros l'aller selon l'anticipation. Turkish Airlines dessert aussi SAW depuis Orly. Depuis Paris CDG, la majorité des vols Turkish Airlines atterrissent à l'aéroport international Istanbul (IST, côté européen) — vérifier impérativement le code aéroport à la réservation. Durée de vol : environ 3h30. Pas de train international direct depuis Paris. Depuis SAW vers le centre : navette Havaş (env. 5-7€), bus E3 vers Kadıköy (env. 1€, 40-60 min), taxi (env. 20-30€, négocier avant de monter).
- daily budget comfort : 80-130€/jour : chambre double en hôtel 3 étoiles côté asiatique, restaurants de quartier mid-range, ferries et transports communs, entrées payantes (hammam, musées).
- daily budget premium : 200€+/jour : hôtel de charme ou boutique-hôtel avec vue Bosphore, restaurants gastronomiques meyhane, taxis, hammam en formule complète.
FAQ
Quelle est la différence entre l'aéroport Sabiha Gökçen (SAW) et l'aéroport Istanbul (IST) ?
Sabiha Gökçen (SAW) est situé sur la rive asiatique d'Istanbul, à environ 45 kilomètres à l'est du centre-ville historique. L'aéroport Istanbul (IST), inauguré en 2018, est sur la rive européenne, à 40 kilomètres au nord-ouest. Les vols low-cost (Pegasus notamment) utilisent majoritairement SAW. Vérifier le code à la réservation est essentiel : prendre un transfert vers le mauvais côté représente 1h30 de trajet supplémentaire.
Comment rejoindre le centre d'Istanbul depuis l'aéroport Sabiha Gökçen ?
Trois options : la navette Havaş dessert Kadıköy (rive asiatique) et Taksim (rive européenne) pour environ 5 à 7 euros. Le bus E3 relie Sabiha à Kadıköy pour moins de 1 euro avec la carte Istanbul Kart (40-60 min). Le taxi coûte environ 20-30 euros vers Kadıköy — exiger le compteur. Depuis Kadıköy, le ferry permet de rejoindre la rive européenne en 20 minutes.
Faut-il un visa pour aller à Istanbul depuis la France ?
Non. Depuis 2020, les ressortissants français titulaires d'un passeport biométrique valide peuvent séjourner en Turquie jusqu'à 90 jours sans visa. La carte nationale d'identité n'est pas acceptée — le passeport est obligatoire. Vérifier les conditions en vigueur avant le départ sur le site officiel du ministère des Affaires étrangères français (diplomatie.gouv.fr).
Quel est le meilleur quartier pour séjourner à Istanbul quand on arrive à Sabiha ?
Kadıköy est la réponse logistique la plus logique pour les arrivées à Sabiha : 40 minutes en bus ou taxi, ambiance locale authentique, prix hôteliers inférieurs de 20 à 40% à ceux de Sultanahmet, et accès au reste de la ville via les ferries et le métro. Pour ceux qui privilégient les monuments ottomans, Sultanahmet s'impose, mais implique un trajet d'1h15 depuis l'aéroport.
Istanbul est-elle une destination sûre pour les touristes français en 2024 ?
Le ministère des Affaires étrangères français classe Istanbul en vigilance normale (niveau 2 sur 4) pour la zone urbaine principale. Les risques liés au pickpocket existent dans les zones très fréquentées (Grand Bazar, İstiklal, transports bondés). Les zones frontalières avec la Syrie et l'Irak sont déconseillées, mais sont très éloignées d'Istanbul. Consulter diplomatie.gouv.fr avant tout départ pour l'actualisation en temps réel.